Oui, comme l'aligot, parce que ça file.

Les heures, les jours, bientôt encore une année de claquée qui est passée sans que j'ai le temps de la voir défiler.

2017 aura été sans nul doute l'année la plus occupante de ma vie. Le grand chambardement, le nettoyage par le vide, le dépoussiérage, comme lorsqu'on se lance dans un grand ménage printanier et que finalement, on met beaucoup de choses à la poubelle quand on comptait simplement passer un bon coup de balai pour rafraîchir.

C'est bien de faire place nette.

Je n'ai pas eu de manque d'écrire, parce que j'étais dans l'action. J'ai fait, j'ai réalisé, j'ai bougé. Souvent tout de même, j'ai écrit dans ma tête, mais à la différence " d'avant ", c'est que je n'ai rien couché sur le papier. C'est ça, l'action.

2017 a été l'année où j'ai osé. Enfin. Et c'était pas trop tôt!

On le sait bien, il ne sert à rien de tripoter un bouton pas à point; il vaut mieux le laisser mûrir, gonfler, laisser toutes ces impuretés s'accumuler et le jour J, paf, ça éclate tranquillement et ensuite, ça va mieux et ça cicatrise.

Mon bouton à moi, c'était ma vie. J'ai laissé enfler toutes ces années bien patiemment et paf, c'était à point. J'ai tellement laissé mûrir qu'à peine éclatée, elle était cicatrisée ou presque.

L'Univers est bon aussi, il sait ce qui est bien pour nous, encore faut-il lui demander:) Tout arrive lorsque nous en avons le besoin profond, l'urgence quasi vitale. Un fil se dénoue, puis un autre, pas à pas, le tapis se déroule sous nos yeux même pas étonnés de ce qui arrive.

J'ai 54 ans depuis deux mois mais j'ai 20 ans. Tout est nouveau, tout est possible, la vie peut être merveilleuse dans ses petits recoins.

Je suis heureuse parce que j'ai confiance dans la vie. Enfin. Et c'est pas trop tôt!

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